Bienvenue au château de Mouchac !
Situé sur la commune de Grézillac, dans l’Entre-deux-Mers, et inscrit à l’Inventaire des Monuments historiques, le château présente une belle variété de styles architecturaux, dont deux magistrales tours datant de la fin du XIVe siècle.
Depuis 2010, le château de Mouchac appartient à Monsieur et Madame d’Aramon.
Souhaitant donner un nouveau souffle au domaine, un projet complet d’aménagement et de mise en valeur du château est en cours.
Le futur site du château de Mouchac sera un lieu vivant de rencontres culturelles et sportives, de moments festifs et conviviaux, d’échanges et de découvertes autour du jardin romantique.
L’une des premières réalisations sera la création d’un espace moderne et polyvalent de location pour l’accueil de mariages, de fêtes familiales mais également d’évènements professionnels tels que les séminaires, les conférences ou les repas d’entreprise.
Nous vous invitons à revenir consulter notre site Internet, où nous vous dévoilerons dès que possible les avancées de ce beau projet de valorisation !
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L'Histoire
L'histoire de Mouchac peut se diviser en trois périodes historiques, de la fin du Haut Moyen-âge jusqu’au XXe siècle, périodes liées aux trois familles de propriétaires, les Mouchac, les Cadouin et les Ségur-Boirac.
C’est la famille de Mouchac, ancienne lignée de l’Entre-deux-Mers qui fonde, au XIe siècle, dans la paroisse de Grézillac, le fief du même nom. Il reste une large zone d'ombre dans l’histoire du château entre cette date et le XVe siècle, époque à laquelle demeure les premières constructions médiévales que l’on peut admirer aujourd’hui.
En 1593, le château est cédé à la famille de Cadouin, lignée de parlementaires et de détenteurs d’offices à Bordeaux. Cette acquisition permet à la famille de Cadouin de s’intégrer à l’ancienne noblesse terrienne tout en exerçant leurs activités urbaines. De part leur position sociale, Mouchac se transforme en une noble demeure, perdant son aspect féodal.
Au milieu du XVIIIe siècle, les Ségur-Boirac prennent possession de Mouchac, et entreprennent de nombreux aménagements intérieurs. Originaire de l’Entre-deux-Mers, cette famille possédait déjà de nombreux domaines dans le Bordelais.
Le 14 janvier 1785, à l’aube de la Révolution Française, le comte Jean de Solminihac devient propriétaire de Mouchac par adjudication. Huit ans plus tard, il remet à la commune de Grézillac des dons patriotiques, symbole de son engagement pour la Nation.
C’est par Jean de Soliminihac que Mouchac est arrivé à la famille du Serech de Saint Avit. Dans les années 60, Bernard du Serech s’installe à plein temps à Mouchac où il restaure et agrandit le vignoble. La présence de la vigne est très ancienne à Mouchac ; elle occupait déjà une position importante dans les activités agricoles dès le Moyen-âge.
Aujourd’hui, le château de Mouchac appartient à la famille d’Aramon et tend à devenir un lieu vivant, témoin de son histoire.
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L'Architecture
Au XIIe siècle, la famille de Mouchac fait construire une maison noble fortifiée, protégeant ses habitants et ses exploitations agricoles des bandes armées. Le château est un quadrilatère entouré de fossés ; deux tours bâties en moellons de part et d’autre de la façade Ouest et couronnées de mâchicoulis défendent l’entrée équipée d’un pont-levis et surmontée du logis principal.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, de nombreux travaux sont réalisés à Mouchac, transformant l’ancienne forteresse féodale dont deux tours des XIV-XVe siècles sont conservées, en agréable résidence élégamment décorée, ouverte sur le paysage vallonné de l’Entre-deux-Mers. Le château est consacré au logement des seigneurs et les bâtiments utilitaires qui se trouvaient dans la cour à l'abri des murs médiévaux sont transférés dans une première cour devant la façade Ouest du château.
A cette époque, on assiste à l'avènement du classicisme, du goût pour la symétrie et les axes de composition. En entrant au Nord, dans le prolongement du pavillon, on construit des communs à façade ordonnancée. Le bâtiment central, à usage d'écurie, comporte une façade symétrique en pierre de taille avec une porte centrale et deux fenêtres cintrées au rez-de-chaussée.
Après la Révolution, la commune prend certaines dispositions et fait détruire des éléments architecturaux, signe de la féodalité. C’est ainsi qu'à Mouchac des armoiries ont été martelées et que les cinquante-sept fleurs de lys de la grille de la cour intérieure ont été découpées.
Au XIXe siècle, Mouchac n’est habité qu’au moment des vendanges, seule l’activité agricole demeure. C’est à cette époque qu’un terrible incendie ravage l’aile Nord du château et permet, à ces propriétaires, d’entreprendre de grands travaux de réaménagements dans un style moderne et utilitaire, typique du XIXe siècle.
Mouchac conserve son équilibre et son charme architectural transmit au fil des siècles par chaque génération.
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Les Jardins
Les jardins sont intimement liés au château : vus de l’extérieur, ils répondent aux symétries et aux axes de la façade ; vus de l'intérieur, ils ouvrent des perspectives sur le paysage typique de l'Entre-deux-Mers.
Les jardins de Mouchac sont nés au XVIIe siècle de la transformation du château fortifié de la fin du Moyen-âge, en demeure d'agrément. En effet, le mur d'enceinte et les bâtiments au sud de la cour intérieure sont détruits laissant entrer la lumière, les fossés sont remblayés pour permettre la création de jardins. Mouchac a conservé l'esprit des jardins clos du XVIe siècle. Juxtaposés, indépendants bien que communiquant entre eux, chacun a son style et son rôle. Le jardin devient un lieu de plaisir qui se découvre pas à pas selon un parcours hiérarchique, ménageant des surprises.
L'arrivée à Mouchac se fait à l'Ouest par un portail en fer forgé. On entre alors dans une vaste cour créée au XVIIe siècle, entourée des communs et de deux pavillons carrés. Au centre, elle est occupée par une vaste pelouse au dessin d'esprit XVIIe siècle mettant en scène la façade d'entrée du château.
A travers la grille sud, on pouvait apercevoir le jardin dit du « midi » bordés de pommiers de variétés diverses, taillés en haies basses, et qui formaient alors un jardin campagnard et utilitaire plein de charme. Le jardin du midi est maintenant une grande pelouse uniforme et se prolonge par une allée de peupliers avec l’église de Grézillac au clocher roman dans son horizon.
De l'autre côté du château, au pied d'une longue façade couverte de lierre, le jardin du « nord », réalisé en terrasse et redessiné au début du siècle dans l'esprit XVIIe est ce que l'on appelle un boulingrin de forme elliptique. Boulingrin vient de l'anglais bowling green, une aire de jeu de boules. Cette configuration, en creux, parfois bordée de buttes afin d'arrêter la course des boules a donné naissance à ce type de jardin.
L'aile Est du bâtiment était consacrée autrefois aux services domestiques et s'ouvre tout naturellement sur un jardin potager accompagné d'un verger au Nord. Ce potager actuellement inexploité est traversé par une allée bordée de citronniers, de lauriers roses et de poiriers qui se prolonge dans les vignes.
Ces jardins sont complétés, comme il était d'usage, par des charmilles qui permettaient les promenades à l'ombre aux périodes de grandes chaleurs. L'une d'entre elles, dite la « petite charmille », borde un vaste quadrilatère au Nord-Ouest derrière les communs. L'autre dite la « grande charmille », parsemées de chênes, conduit à l’église de Grézillac dans laquelle se trouve la chapelle de Mouchac.
Aujourd'hui, un vaste projet est envisagé par les propriétaires pour redonner au domaine de Mouchac toute sa splendeur de l'époque.
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